POMPES FUNÈBRES
Vannier Legrand

Les hommages

Photo 563972Madame ARLETTE CUNY
Je viens d'apprendre…
Arlette était une femme exceptionnelle. Une grande toute petite dame au sacré caractère. Frêle et forte à la fois. Aimée de tous, ou presque, malheureusement… Elle me disait toujours : "Que veux-tu ? Je suis une femme publique !" Jusqu'à finalement chercher une sorte d'anonymat à l’autre bout de la France où son aura en a vite fait là-bas aussi l’Alsacienne des Côtes d’Armor.
Ceux qui l'ont croisé ne serait-ce qu'une seule fois ne peuvent pas ne pas se souvenir d'elle.
Même quand elle allait acheter ses croissants en pyjama le matin, à Strasbourg, encore elle avait une classe d'aristocrate. Cela faisait : « Petit déjeuner chez Tiffany ».
Elle m'a souvent raconté l'histoire de son Grand-Père qui était venu lui déposer à sa naissance du champagne sur ses lèvres. Pour une vie heureuse.
Elle a eu une vie pas commune. Et avec des gens pas communs, qui pour beaucoup ne lui arrivaient pas à la cheville. Elle a eu des moments de bonheur quand elle avait de nouvelles idées de projets. Et faute de les réaliser à chaque fois, ses idées, sans bien entendu qu’elles lui aient été volées, se sont souvent trouvées réalisées par d’autres des années après.
Elle était profondément fidèle en amitié, mais toujours aussi lucide.
Elle avait tout pour être, outre son sacré caractère, une femme heureuse !
Mais il y avait un désir profond que la nature lui avait refusé de réaliser…
Ceux qui la connaisse (désolé je ne peux pas l’imparfait) sauront lequel. Si ce désir avait pu être réalisé je sais que nos chemins ne se seraient sans doute pas croisés. Encore que des mères de famille peuvent aussi ouvrir des Winstub et des Bars de nuit.

Même si nous n’avions plus trop de contacts, elle me manquait déjà avant. Et elle me manquera toujours. Arlette ! Tu ne me manqueras pas toujours parce que déjà durant le temps où on n’avait plus trop de contacts, tu étais toujours présente.
Que ce soit de l’amour ou de l’amitié (la distinction n’est que de peu d’intérêt) quand on a un partagé la vie d’Arlette Cuny, cette femme qui m’a réconcilié avec beaucoup de choses, dont paradoxalement puisqu’elle ne parlait pas le dialecte, la culture alsacienne, fera toute ma vie durant partie de moi.

Ad vitam æternam

Dimitri